lundi 27 février 2017

Qu’en est-il de l’intermittence de l’éolien ?



Si le vent varie d'un jour à l'autre, l’éolien produit, à l'échelle de la France, une électricité assez constante au cours d’une même journée. On peut le constater en consultant le site :  http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

Ce site donne chaque jour et en temps réel, l'état de la consommation d'électricité dans ses différentes composantes (nucléaire, gaz, solaire, éolien, etc.)

Ci-dessous, à titre d’exemple, le graphique extrait pour la journée du 22/02/2017 :

 


L'éolien est représenté par la petite bande bleu-vert dans le bas du graphique : c'est petit mais pas tant que cela, et surtout c'est ASSEZ CONSTANT d'heure en heure, on voit qu'à l’échelle nationale, on est donc très loin de l'intermittence « ingérable » dénoncée trop souvent.


Cela s’explique, selon les infos du site http://www.meteo-renouvelable.fr/eolien-principe, par le fait que « la France dispose de trois zones géographiques où s’appliquent des régimes de vent différents : façade Manche-Mer du Nord, front atlantique et zone méditerranéenne. Les variations de la production éolienne s’équilibrent ainsi au niveau national. Les éoliennes tournent 80 % du temps et grâce à ces trois régimes de vent, à tout instant sur notre territoire, le vent souffle quelque part. » Donc l'éolien est fluctuant localement, c'est indéniable, mais pas à grande échelle.



Il faut aussi savoir que les fournisseurs d’énergie arrivent de plus en plus à prévoir la production éolienne en fonction de la météo. On arrive à des modèles de plus en plus précis avec l’expérience des années passées … ce qui permet d’optimiser les moyens de productions “traditionnels” et de ne pas faire exploser le réseau.

Pour ce qui est du stockage, on peut convenir que nous n’en avons pas vraiment besoin pour le moment : la part des énergies renouvelables (ENR) est encore trop faible. Le stockage sera utile quand la part des ENR sera plus importante, pour permettre de stocker les excédents de production et les restituer quand la production baisse. D’ici là, peut-être qu’on trouvera des moyens de stockage viables…


Nous avions évoqué par le passé dans nos échanges internes à l’association, l'intérêt d'utiliser le gaz de synthèse comme moyen de stockage de l'énergie solaire ou éolienne produite en excès à certains moments (on produit de l'électricité renouvelable, utilisée pour électrolyser de l'eau et générer de l'hydrogène, que l'on combine avec du CO2 extrait de l'atmosphère pour faire du méthane CH4 injecté dans les conduites de gaz naturelles qui existent déjà donc avec un investissement nul) : Hé bien, une station pilote se met en place près de Marseille !   http://www.jupiter1000.com/accueil.html


Tout cela, ajouté à une gestion intelligente des réseaux (smart grid  https://fr.wikipedia.org/wiki/Smart_grid) permettra de gérer cette intermittence  des renouvelables …

A suivre !

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