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lundi 13 décembre 2021

La belle forêt en permaculture de Noyal-sur-Vilaine

Une association lance un projet de création et de gestion d'une foret nourricière sur la commune de Noyal-sur-Vilaine.   

https://labelleforet.fr

Ce projet agira pour la biodiversité, la convivialité, la diffusion de connaissance sur les arbres, la faune et la flore, le jardinage et la permaculture, tout cela dans un esprit artistique et sensoriel.

Les personnes intéressées pour suivre le projet et recevoir les informations, peuvent s'inscrire à une liste de diffusion :  

https://framalistes.org/sympa/subscribe/la-belle-foret

Courants alternatifs a participé aux premières plantations du projet en finançant quelques arbustes. Voici quelques photos de ce premier WE. 








mardi 31 août 2021

Animation graines : protégeons la biodiversité

Dans le cadre du programme d'animation "En transition", Courants Alternatifs vous propose un atelier "Faire ses propre graines" 

le Samedi 25 septembre de 10 h à 12 h salle des clouères à Acigné.

 L'atelier sera animé par Mika Hardy de Perma G'Rennes, micro-ferme en permaculture installée à la Prévalaye à Rennes depuis 5 ans. Mika se consacre désormais à la production de semences paysannes et à la formation et pourra nous transmettre ses savoir-faire en matière de reproduction, sélection et récolte de semences de plantes potagères, aromatiques et ornementales. Ces plantes rustiques particulièrement adaptées au terroir et peu exigeantes, sont aussi résilientes aux changements climatiques et pourrait constituer une clé pour notre souveraineté alimentaire. (Sachets de graines offerts à l'issue de l'atelier.)


Merci de vous inscrire :  courants.alternatifs@yahoo.fr


jeudi 7 mars 2019

Les continuités écologiques et le paysage

La double conférence de Françoise Burel et Jacques Baudry qui a eu lieu le 5 février dernier à la salle Annie Brown d'Acigné portait sur les effets de la transformation des paysages sur la biodiversité et les fonctionnements écologiques. Voici un bref compte-rendu fait par l'un des membres de Courants Alternatifs.

La biodiversité

Depuis les années 1950, l'intensification de l'agriculture, la suppression des haies et l'utilisation intensives d'intrants chimiques ont eu pour effet de diminuer fortement le nombre d'espèces, que ce soit en milieux agricoles ou en milieux bâtis

Les éléments clés garantissant le maintien de la biodiversité sont :

  • la taille des parcelles (plus les parcelles sont petites plus nous avons de la biodiversité)
  • la présence d' éléments semi-naturels (bois et prairies, mares)
  • l'hétérogénéité des espaces
  • l'état passé d'un paysage
  • la connectivité : ensemble des éléments du paysages (bosquets, mares..) facilitant le mouvement des individus et assurant leur reproduction.

Les services écosystémiques rendues par la biodiversité à la société et à l'agriculture  sont essentiels :  en plus de la production directe de nourriture, la biodiversité joue un rôle de régulation (limiter l'utilisation les pesticides), elle rend des services culturels (loisirs, randonnées), des services de support (formation des sols grâce à l'action des vers de terre notamment). Elle permet l'indispensable pollinisation (qui ne peut pas se faire par les humains) ainsi que l'amélioration de la qualité des eaux, la régulation des crues..

L'agroécologie

La pratique de l'agroécologie propose des réponses au maintien de la biodiversité; Nul besoin d'entrants extérieurs qui viennent parfois de très loin (l'agriculture bretonne double sa surface dans d'autres pays du monde, ce qui a des effets délétères pour les pays en question). Nous avons tout sous la main, il suffit de savoir mieux les utiliser : contrôler les adventices (mauvaises herbes) en favorisant  des  petits insectes comme les carabes granivores qui jouent le rôle d'auxiliaire de culture,  limiter les ravageurs (ou bioagresseurs) par le contrôle biologique, choisir des plantes fixatrices d'azote comme les légumineuses afin d'enrichir naturellement le sol en nitrate, favoriser des associations variétales, mettre en place la rotation des cultures...

La trame verte et bleue (PLUi)

Les recherches de Jacques, Françoise  et de leurs équipes portent sur les actions à mettre en place afin de freiner l'érosion de la biodiversité en préservant notamment des continuités écologiques à travers le territoire (par exemple en favorisant le passage de la faune entre nos jardins, de part et d'autre d'une autoroute grâce à des ouvrages de compensation, ou bien encore en intervenant sur la structuration de nouvelles formes urbaines intégrant à la fois des espaces végétalisés mais également des éléments naturels de qualité.)

Même si les pouvoir publics sont conscients de l'importance de cette question par la mise en place de la trame verte et bleue, une mesure phare du Grenelle Environnement visant à intégrer les enjeux écologiques dans les outils de planification et les projets d’aménagement (PLU et PLUI),  tout dépend ensuite de la volonté des communes.

Françoise Burel est directrice de recherche au CNRS. Elle a reçu la médaille d’argent 2009 du CNRS pour ses travaux en écologie du paysage. 
Jacques Baudry est directeur de recherche à L'INRA au sein du laboratoire d'agroécologie du paysage.

vendredi 24 novembre 2017

La méthanisation, comment ça marche ?

Pour le savoir, nous avons été visiter l'installation de méthanisation - cogénération du GAEC Lamoureux à Noyal-sur-Vilaine. Pierre était notre guide ...




Comme quoi, rien ne se perd !
Merci Pierre :-)



vendredi 1 avril 2016

Des poiriers transformés en papillons …



Vendredi 26 février, sur Acigné, les jardiniers amateurs étaient invités par Courants Alternatifs, à une initiation à la taille des poiriers animée par Louis Laferté : 4 des 5 poiriers plantés sur le chemin qui longe les jardins familiaux de la Motte (rue des Roches) ont bénéficié d’une coupe de printemps un peu particulière. 




L’opération a consisté d’abord à défagoter pour les éclaircir de moitié et ne conserver que les rameaux vigoureux. Ceux-ci ont ensuite été arqués vers le bas et attachés avec des liens de raphia, en sorte que la sève ainsi ralentie, permette aux yeux intermédiaires de se développer mieux – et plus à portée de main pour la cueillette des fruits qui reviendront, nous l’espérons d’ici un an ou deux ! 



L’un des 5 poiriers n’a pas été taillé, pour permettre de comparer l’évolution et la fructification à venir. A suivre donc …
 



samedi 5 mars 2016

Introduction à la Permaculture

Mardi 23 février, Michel nous présentait une entrée en matière concernant la Permaculture :


Bien plus qu’une méthode de jardinage, la Permaculture est « une philosophie de vie ». C’est l’art d’aménager des habitats humains stables, productifs, en imitant les écosystèmes naturels. On peut imaginer aménager une ville, une école, … selon cette philosophie.
Les fondateurs : King (1911), puis Mollison et Holmgren (1978)
Au centre : une idée d’aménagement = « design » (conception, planification)

  • Une éthique de base = prendre soin des hommes, prendre soin de la Terre, créer l’abondance et redistribuer les surplus

  • Notion de rêve (le rêve de celui qui développe un projet de permaculture) : qu’est-ce que je veux obtenir ? (ex : cultiver des fraises ? cultiver de la salade toute l’année ? faciliter les prises de décisions dans un groupe ? …)

  • Notion de contexte : pas de recette, tout est déterminé par le contexte = le terrain, le climat, les moyens dont on dispose (temps, argent) …

Les principes de la permaculture. Chaque permaculteur peut développer son propre système de principes et en ajouter à ceux qui font référence, tels que :

  • un élément doit assurer au minimum 3 fonctions (qu’il s’agisse d’une plante, un animal, la citerne d’eau de pluie, la maison …)
  • chaque fonction importante doit être assurée par plusieurs éléments
  • les déchets des uns sont les ressources des autres
  • capter et stocker l’énergie
  • intégrer plutôt que séparer
  •  …

Le design : tous les éléments sont reliés entre eux, et l’idée est de les positionner judicieusement les uns par rapport aux autres en sorte de maximiser les interactions positives.

  1. identifier les éléments du projet et dresser pour chacun, la liste de ses besoins et de ses produits. Exemple : dans mon projet de jardin, j’ai une haie et un potager. Parmi les produits de la haie, on peut trouver : de l’ombre, du bois, des feuilles, des abris pour les oiseaux et les insectes, une barrière contre le vent, l’érosion, la vue, etc. Parmi les besoins du potager, on peut trouver : de la fertilité (terre, vers de terre, compost …), un jardinier, de l’eau, du soleil/de l’ombre, un équilibre acido-basique, etc.
  2. repérer les liens entre les éléments. Dans l’exemple précédent : la haie peut procurer de l’ombre au potager (selon le contexte, ce lien peut être favorable ou défavorable au projet)
  3. zoner l’espace : une manière d’organiser les éléments du design dans un environnement humain basé sur la fréquence de ses utilisations, la fréquence des déplacements nécessaires pour y accéder et le temps passé dans chaque zone. On considère généralement au centre, la maison ; et la dernière zone est l’espace sauvage (= où on ne va pas). On positionnera le persil dont on a besoin tous les jours plus près de la maison, que les noix qu’on ne va récolter qu’une fois dans l’année …
  4. dessiner le diagramme, qui indique sur une superposition de calques, les secteurs d’ensoleillement (en fonction de la saison), les vents dominants, etc.

Les étapes du cycle de réalisation d’un projet en permaculture :

  • observation
  • design
  • mise en place
  • observation / évaluation
  • ajustement / maintenance …

Quand on observe les cycles naturels d’évolution de la nature sauvage à partir d’un sol nu, on voit apparaitre d’abord quelques plantes pionnières, puis qui se densifient ; émergent ensuite des plantes ligneuses, d’abord arbustives, puis plus denses et plus hautes, jusqu’à constituer une forêt = le CLIMAX. Plutôt que de dépenser beaucoup d’énergie à rester au niveau des cycles à sol nu, l’idée de la permaculture est de travailler au  niveau intermédiaire, où on va associer :

  • un sol couvert en permanence
  • des plantes vivaces
  • densité
  • diversité
  • verticalité

Le graal de la permaculture : « le jardin – forêt » ou l’idée de « forêt nourricière » développée par Robert Hart dans les années 60. Des arbres fruitiers accueillent à leur pied des arbustes de sous-bois (ex : fruits rouges), aux pieds desquels on va trouver des légumes vivaces (chénopodes …) et on va faire pousser une liane sur le tronc de l’arbre (ex : kiwi)

 

Quelques références pour compléter :
  • Association LA FORET NOURRICIERE - Franck NATHIÉ, Chercheur et Animateur Référent, propose des visites commentées de ses 3 haies fruitières à CAMPEL (35330). L’association propose aussi des stages de formation. http://www.foretscomestibles.com/
  • La Ferme biologique du Bec Hellouin est une ferme expérimentale fonctionnant selon les principes de la permaculture. Installée en Normandie, elle est engagée dans un programme de recherche en partenariat avec l’INRA et AgroParisTech. Elle propose par ailleurs des formations en permaculture, jardinage et maraichage. http://www.fermedubec.com/ferme.aspx 
  • L’association Vert le jardin propose des animations et formations autour d’un jardin partagé sur Rennes. http://www.vertlejardin.fr/spip.php?rubrique5
  • Le livre « Jardiner, sol vivant » est à emprunter à la médiathèque.