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dimanche 15 septembre 2024

Vers une sobriété matérielle !

 Ce mercredi 11 septembre 2024, à la réunion mensuelle de Courants Alternatifs, Marine Degrenne, fondatrice de l'entreprise Les Ricochets (lesricochets.eu), après avoir fait un état des lieux de notre société d'hyper consommation et des impacts sur les ressources de la planète et sur notre santé nous a encouragés à mener des actions pour revenir à un mode de vie sobre, qui cherche à la fois à réduire le nombre de nos objets et à s'exercer à moins consommer, pour notre bien-être et celui de la planète. 

Elle nous a proposé quelques exercices et quelques défis pour devenir plus sobre.

Je maîtrise ma consommation

  • Je distingue besoins et envies.
  • Je me tiens loin du greenwashing et de la publicité. Et j’utilise la méthode BISOU (Besoin? - Immédiat? - Semblable? - Origine? - Utile?) de Marie Duboin et Herveline Giraudeau.
  • Je Refuse, je Réduis, je Réutilise (3 premiers R du Zéro Déchet)
  • Je fais l’inventaire de ce que j’ai précisément : je comptabilise et je range pour rendre visible mon stock.
  • Je repère les espaces de troc / de location (SEL, ludothèque, médiathèque, artothèque, bricothèque, ressourceries, espaces de gratuité) autour de chez moi et j’essaie de m’y mettre.
  • Je mise sur les cadeaux immatériels (qu’on m’offre ou que j’offre)
  • J’évite d’acheter neuf pour réduire la consommation de ressources
  • Si j’achète un nouvel objet = je sors un objet

Je pense à trier et désencombrer régulièrement

  • Je désencombre les objets qui dorment chez moi, s’ils sont en bon état, ils peuvent servir à d’autres !
  • J’arrête de stocker « au cas où », je me pose la question « au cas où quoi ? »
  • Je prends en photo les objets dont j’ai du mal à me séparer, pour m’en souvenir.
  • Je programme des sessions de tri dans mon agenda // ou je le fais au fil de l’eau (avec un carton dans l’entrée).
  • Je teste le Minsgame : un mois pour désencombrer 496 objets ( 1 objet, le premier jour, 2, le second, etc.)

La surconsommation = moteur de notre économie libérale et industrielle

 En bonus, Marinne  nous rappelle aussi le lien de cette ancienne (2009), mais toujours pertinent malheureusement, vidéo sur  "L'histoire des objets": https://www.youtube.com/watch?v=9GorqroigqM (en anglais).
Cette vidéo nous montre que le cycle de vie linéaire des objets, où tout finit dans la poubelle, créé et promu par les industriels, est un modèle sans avenir, contraire à la recherche du bien commun qui devrait être l'objectif de nos gouvernements. Il compromet la survie de l'humanité, en gaspillant les ressources de notre unique planète, en maltraitant la santé et le bonheur des gens. Ce système est boosté par la surconsommation qui nous est imposée par la publicité, l'obsolescence programmée et la mode. Le recyclage ne sera pas suffisant pour éviter le clash final. C'est le cycle vie complet qu'il faudra rendre circulaire, où les déchets de l'un deviennent les ressources de l'autre. Heureusement, une prise de conscience des gens se fait jour ...

mercredi 25 mars 2020

La pince à linge et la centrale nucléaire

En ces temps de confinement propices aux réflexions sur notre société, Michel nous propose une petite fable qu'il avait rédigée en 2008.
Pour meubler nos longues journées de confinement, nous essaieront de partager régulièrement des sources de réflexion et de bonnes pratiques positives : fables, contes ou histoires, photos et liens de recettes « nature », liens d’intérêts,  etc …

La pince à linge et la centrale nucléaire

(fable des temps modernes)

Il était une fois une pince à linge sur un fil perchée, tenant en son bec une chaussette séchant au gré du vent et du soleil...
Le sèche-linge, tout imbu du progrès et du confort moderne, se gaussait de la pauvre pince à linge et de son archaïsme digne de sa soeur la bougie...

"Je suis peut-être démodée", lui dit la pince à linge "mais je ne rejette ni CO2 ni déchets dangereux, je ne consomme rien et je ne coûte presque rien  ! "
"La belle affaire" lui répondit le sèche-linge !  Mes maîtres n'ont qu'à travailler plus pour me payer moi et ma nourriture, je ne prend pas de place, je suis intelligent et j'ai même le diplôme A+++ qui fait de moi un champion du développement durable."

"Fort bien" dit la pince à linge, "mais d'où vient ta nourriture petit rejeton technologique ".
"Euh de la prise de courant" ... 
"Et qui se cache derrière la prise de courant" ? lui demanda la pince à linge d'un air narquois ... "La fée électricité" ! répondit candidement le sèche-linge... "Petit ignorant" lui répondit la pince à linge : "Ce qui te nourrit c'est une mine d'uranium dans un lointain pays du sud, des usines de fabrication de combustible, des centrales nucléaires, des centres de retraitement, des lignes à haute tension, le tout produisant des déjections si dangereuses que tes parents se demandent bien à qui ils vont pouvoir les confier pendant quelques millénaires... Tu ne trouves pas que cela fait tout de même beaucoup pour faire le
même travail que moi et sécher des chaussettes ? "

Morale : réfléchissons bien avant d'abandonner nos petits outils simples et gratuits au
profit de machines chères et reliées à un grand système technique mondialisé que nous ne maîtrisons pas à notre échelle...
Et tout cela pour ... Evaporer de l'eau.

dimanche 19 juin 2016

Des vacances alternatives …



Compte rendu de la réunion mensuelle du 14 juin 2016

Un peu d’étymologie pour commencer : le mot « vacances » vient du latin vacare qui signifie être inoccupé. Les vacances désignent à l’origine le temps pendant lequel les élèves cessent leurs études, puis le temps de repos accordé aux travailleurs, et finalement toute interruption que l’on s’accorde dans ses occupations habituelles. Il s’agit bien déjà d’un changement, d’une rupture par rapport au quotidien.

C’est ce qui a permis le développement des centres de vacances où tout est pris en charge et où il n’est question que de se mettre les pieds sous la table et se reposer …

Mais si traditionnellement, les vacances sont associées à l’oisiveté, elles sont aussi de plus en plus l’occasion de découvrir un autre pays, faire des activités différentes, rencontrer de nouvelles personnes, apprendre …

·         Ainsi, Alain s’en va pendant quelques jours, vivre une aventure médiévale en participant à un chantier de construction du château fort de Guédelon dans l’Yonne. (http://www.guedelon.fr/fr/presentation_41.html)

·         Marie-Line et Jean-Marc nous ont parlé de leur séjour au centre agro-écologique des Amanins dans la Drôme : un lieu d’accueil et de rencontres où ils ont pu se ressourcer, découvrir, apprendre, en participant aux travaux de la ferme, aux ateliers d’éco- et auto-construction, au quotidien d’une vie collective de « sobriété heureuse » riche … mais dense !  (http://www.lesamanins.com/presentation)

 
 
·         Quant à Patrice, il a un rendez-vous prévu de longue date avec sa passion, qui le conduira aux Etats-Unis le 21 août 2017 pour la prochaine éclipse totale de soleil !!

Seulement voilà : voyager, surtout loin, implique un mode de transport. Et on culpabilise quand même un peu (beaucoup) à l’idée de prendre l’avion, ou même la voiture, pour faire tous ces kilomètres ! Non seulement ça contribue au dérèglement climatique (consommation de carburant et rejet de gaz à effet de serre) mais en plus ça génère des déchets inutiles (emballages et collations non diététiques dans les avions) et ça pollue (particules fines) : quel cauchemar !!



Quand on a le choix, il est possible d’opter pour des modes de transport moins polluants (le train), moins chers (le bus) ou plus conviviaux (co-voiturage). 

Et pour l’hébergement aussi, une fois sur place, il existe des alternatives aux hôtels et centres de vacances organisés : on peut louer la maison de quelqu’un, voire faire un échange de maison, histoire d’être comme chez soi mais ailleurs ! Ou même, « partager le canapé » de quelqu’un qui nous accueille chez lui pour quelques jours (couchsurfing). Et si en plus il s’agit d’un « greeters », il nous fera découvrir sa ville à sa manière et partager ses bons plans, en dehors des sentiers battus (http://www.tripteaser.fr/partir/fiche-pratique/42/les-greeters-visiter-une-ville-grace-a-ses-habitants ).

Il y en a même, comme la fille d’Alain et Catherine, qui pratiquent le tourisme d’immersion et découvrent pendant quelques mois le quotidien des habitants d’un pays, en partageant les travaux à la ferme par exemple, en échange du gîte et du couvert (http://www.woofing.fr/)

Et finalement, il est possible aussi de sortir de son quotidien sans aller bien loin : nous avons la chance d’avoir à proximité de chez nous, la possibilité d’explorer des îles, des chemins de randonnées, de faire des stages de yoga (comme Valérie) ou de cuisine (avec la Bonne Assiette), ou encore de vivre l’aventure du voyage à vélo, comme Alain et Catherine qui ont été jusqu’à Dinan avec leurs enfants, ou Sylvie qui va pédaler sur les bords de Loire avec des amis …
Plein de belles idées !

Et pour finir, voici ma contribution (que je n’ai pas eu le temps de partager pendant la réunion …) ; il s’agit de tout ce que j’ai fait en famille l’année dernière, qui en ont fait des « vacances alternatives » :
·         faire du camping
·         s’en aller, mais pas trop loin (Rennes -> Souillac dans le Lot)
·         aller au marché à pieds au village d’à côté (Payrac)
·         acheter des produits locaux, bio, de saison, directement aux producteurs
·         assister à des spectacles vivants (concert old music, soirée dansante, voire cirque – même pas terrible et sous la pluie !)
·         se ravitailler à la vente de légumes bio au camping
·         prendre le petit déjeuner dehors à la fraîche
·         manger dehors sous les arbres
·         aller à Quercyland plutôt que Center Park pour passer la journée
·         se perdre dans un labyrinthe de maïs !
·         partir en randonnée directement depuis le camping
·         visiter Rocamadour (plutôt que le Mont Saint Michel surbondé) avec ses sanctuaires, son chemin de croix et ses commerces originaux …
·         écouter la radio locale (Antenne d’Oc) en langue du coin
·         aller donner le reste de pain dur aux chevaux
·         jouer aux cartes sous la tente
·         assister à la journée Ecaussitoyenne du festival Ecaussystème de Gignac (petit village alternatif du coin)
·         aller chercher et découvrir les Biocoop près des lieux de vacances
·         s’offrir la Loire en canoë et laisser le courant nous porter doucement …
·         s’écarter des parcours trop touristiques (préférer au château de Blois sa maison de la BD)
·         conscience des sensations (jardin des Brumes de Chaumont-sur-Loire un jour de canicule ; communion avec la Loire) …

Comme quoi, il est possible de trouver des petits moments alternatifs 
même quand on n’y croit pas, non ?